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Hajj 1438/2017

Le Hajj

 

Quoi de plus symbolique que le Hajj (pèlerinage à la Mecque), cinquième pilier de l’islam  pour illustrer le vrai sens l’Islam, la soumission volontaire au Seul digne d’adoration. En effet, après l’avoir élu comme messager, Allâh éprouva Ibrahim (Abraham) par le brasier dans lequel il fut jeté pour avoir proclamé l’exclusivité de l’adoration au Créateur des cieux et de la terre et de tout ce qui existe en dehors de Lui. Sauvé de cet enfer par Celui à Qui tout obéit, bon gré malgré, Ibrahim devait s’exiler, puis abandonner une partie de sa famille, dont son seul fils à l’époque, Ismâ-il qu’il eut à un âge très avancé. La foi fut plus forte que le cœur et Ibrahim obéit au seigneur des mondes, faisant confiance à Son Omniscience et Sa sagesse infinie, espérant en Lui et craignant les conséquences d’une éventuelle désobéissance.

 

Après avoir épuisé les provisions laissées par Ibrahim, la mère de Ismâ-il, Hajar, ira à la recherche de nourriture et d’assistance. Pour cela elle parcourra sept fois la distance qui sépare ‘Safâ’ et ‘Marwa’, noms donnés à deux monticules situés non loin de son repère, sans succès apparent. C’est le ‘Say’ (course), un des fondements du pèlerinage. Le Miséricordieux enverra tenir compagnie à cette mère isolée les membres d’une tribu de nomades, les ‘Jurhum’ ; attirés par des oiseaux dont le vol au dessus de cette région indiquait la présence d’eau, celle appelée ‘zemzem’, d’une source artificielle, un puits creusé par l’archange Jibril (Gabriel). C’est ainsi que naquit La Mecque. Venu aux nouvelles, Ibrahim constatera que la promesse de Dieu est vraie, retrouvant non des ossements mais tout un monde entourant sa famille. Allâh suffit certainement à celui qui se fie à Lui.

 

Des années plus tard, Ibrahim se vit en rêve sacrifiant son fils unique, Ismâ-il, à qui il apporta la nouvelle, puisque le rêve des Prophètes compte parmi les inspirations divines. Ce dernier conseilla poliment à son père d’obéir à Allâh en faisant ce qui lui avait été ordonné. Patients devant l’épreuve, tous deux se verront récompensés par la satisfaction de Celui Qui n’a besoin de rien ni de personne et Qui racheta la vie de Ismâ-il par le sacrifice d’un bélier sorti de nulle part, créé par Celui Qui a tout créé et Qui ne cesse de créer. Satisfaits de leur Seigneur, tous deux élevèrent les fondations de la Maison, la première sur terre dédiée au culte du Seul Digne de louanges, la ‘Kaaba’. Quel bel exemple de soumission volontaire et active à Celui à Qui tout est soumis ! Ceci lui a valu d’être appelé ‘le père des soumis (musulmans)’.

 

En élevant les murs de la Maison, Ibrahim et Ismâ-il invoquèrent Celui Qui répond aux demandes de Ses serviteurs afin qu’Il envoie à ce peuple un messager issu d’eux qui leur réciterait les versets (et signes) du Majestueux, les purifierait et leur enseignerait le livre et la sagesse. En retour, L’Omniscient lui demandera d’appeler au Hajj (visite de la Maison) les gens et Lui fera entendre qui Il voudra et à qui Il accordera dans Sa générosité l’honneur de compter parmi les soumis. En effet, il n’appartient aux Messagers que d’appeler, et à Allâh revient l’issu de l’appel. Nulle contrainte en matière de religion ; le chemin droit se distingue aisément de l’égarement.

 

Des milliers d’années plus tard, Le Juste enverra le meilleur des descendants d’Ibrahim et des fils d’Adam, porteur du message qui confirme (la religion première et celle de tous les prophètes), corrige (ce qui a pu être faussement rajouté à cette perle) et complète (en éliminant les particularismes) les messages antérieurs. Lui et ceux qui l’ont suivi sur ce chemin difficile, mais Ô combien merveilleux, les plus dignes à se réclamer d’Ibrahim. Ainsi, plus qu’un voyage touristique, un titre ou un diplôme, le hajj c’est tout cela et bien plus.

 

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