Les invocations recommandées après la prière
Premièrement :
Il est recommandé de dire trois fois :
« Je demande pardon à Allah. »
Phonétique : Astaghfiru Allāh (أستغفر الله)
Cette triple demande de pardon, rapportée du Prophète ﷺ, était dite après chaque prière. Thawbān, le compagnon du Messager d’Allah, rapporte : « Lorsque le Prophète ﷺ terminait sa prière, il demandait pardon trois fois. »
Elle exprime l’humilité du serviteur devant son Seigneur et la reconnaissance de ses manquements dans l’adoration, aussi sincère soit-elle.
Deuxièmement :
Le fidèle dit ensuite :
« Seigneur, préserve-moi de Ton châtiment le jour où Tu ressusciteras Tes serviteurs. »
Phonétique : Rabbi qinī ʿadhābaka yawma tabʿathu ʿibādaka (رَبِّ قِنِي عَذَابَكَ يَوْمَ تَبْعَثُ عِبَادَكَ)
Ce dhikr est rapporté du compagnon al-Barāʾ ibn ʿĀzib (qu’Allah l’agrée), qui a dit : « Lorsque nous priions derrière le Messager d’Allah ﷺ, nous aimions nous placer à sa droite. Il se tournait vers nous et je l’ai entendu dire : “Seigneur, préserve-moi de Ton châtiment le jour où Tu ressusciteras — ou rassembleras — Tes serviteurs.” »
C’est une invocation empreinte de crainte et d’espérance, rappelant au croyant la réalité du Jour dernier et la nécessité de rechercher la protection d’Allah contre Son châtiment.
Troisièmement :
Il est recommandé de dire :
« Ô Allah, aide-moi à me souvenir de Toi, à Te remercier et à T’adorer de la meilleure manière. »
Phonétique : Allāhumma aʿinnī ʿalā dhikrika wa shukrika wa ḥusni ʿibādatika (اللَّهُمَّ أَعِنِّي عَلَى ذِكْرِكَ وَشُكْرِكَ وَحُسْنِ عِبَادَتِكَ)
Ce hadith est rapporté de Muʿādh ibn Jabal (qu’Allah l’agrée). Le Prophète ﷺ lui prit la main et lui dit : « Ô Muʿādh ! Par Allah, je t’aime ! Par Allah, je t’aime ! Je te recommande de ne jamais omettre, après chaque prière, de dire : “Ô Allah, aide-moi à me souvenir de Toi, à Te remercier et à T’adorer de la plus belle manière.” »
Cette invocation résume tout l’esprit de la servitude : mémoire constante d’Allah, gratitude sincère et excellence dans l’adoration.
Quatrièmement :
Il convient de dire :
« Ô Allah, pardonne-moi ce que j’ai commis par le passé et ce que je ferai dans l’avenir, ce que j’ai caché et ce que j’ai rendu public, ce que j’ai fait par excès, et ce dont Toi, Tu es plus savant que moi. Tu es Celui qui avance et Celui qui retarde. Nulle divinité digne d’adoration en dehors de Toi. »
Phonétique :
Allāhumma ighfir lī mā qaddamtu wa mā akhkhartu, wa mā asrartu wa mā aʿlantu, wa mā asraftu, wa mā anta aʿlamu bihī minnī. Anta al-muqaddimu wa anta al-mu’akhkhir, lā ilāha illā anta. (اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِي مَا قَدَّمْتُ وَمَا أَخَّرْتُ، وَمَا أَسْرَرْتُ وَمَا أَعْلَنْتُ، وَمَا أَسْرَفْتُ وَمَا أَنْتَ أَعْلَمُ بِهِ مِنِّي، أَنْتَ الْمُقَدِّمُ وَأَنْتَ الْمُؤَخِّرُ، لَا إِلَهَ إِلَّا أَنْتَ)
Cette invocation, rapportée d’ʿAlī ibn Abī Ṭālib (qu’Allah l’agrée), englobe toutes les formes de pardon : pour le passé, le futur, les fautes cachées ou apparentes, et même celles que l’homme ignore de lui-même. Elle affirme aussi la souveraineté absolue d’Allah sur le destin.
Cinquièmement :
Le fidèle dit :
« Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre la lâcheté, contre l’avarice, contre le fait d’être ramené au plus vil âge, et contre la tentation de ce bas monde ainsi que contre le châtiment de la tombe. »
Phonétique :
Allāhumma innī aʿūdhu bika mina al-jubni, wa aʿūdhu bika mina al-bukhli, wa aʿūdhu bika min an uradda ilā ardhali al-ʿumuri, wa aʿūdhu bika min fitnati ad-dunyā wa ʿadhābi al-qabr. (اللَّهُمَّ إِنِّي أَعُوذُ بِكَ مِنَ الْجُبْنِ، وَأَعُوذُ بِكَ مِنَ الْبُخْلِ، وَأَعُوذُ بِكَ مِنْ أَنْ أُرَدَّ إِلَى أَرْذَلِ الْعُمُرِ، وَأَعُوذُ بِكَ مِنْ فِتْنَةِ الدُّنْيَا وَعَذَابِ الْقَبْرِ)
Cette supplication, rapportée par Saʿd ibn Abī Waqqāṣ (qu’Allah l’agrée), était récitée par le Prophète ﷺ après la prière. Elle regroupe les protections essentielles que tout croyant sollicite : contre la faiblesse du courage, la misère du cœur, la déchéance de la vieillesse, les tentations du monde et les tourments de la tombe.
Ces invocations viennent parachever la prière et en préserver l’esprit. Elles prolongent la présence du cœur après l’acte d’adoration et rappellent au serviteur que le lien avec son Seigneur ne s’interrompt pas avec le salut final. En persévérant dans ces évocations, le croyant entretient la lumière de la prière dans son cœur, renouvelle son repentir, et se place sous la protection et la miséricorde d’Allah.